Le fondateur de la première distribution Linux française Mandriva (anciennement Mandrake) revient sur le devant de la scène open source, 9 mois après son éviction.
La (soi-disant) distribution grand publique Mandriva peut commencer à se faire du souci pour ses (maigres) parts de marché, car son créateur a sorti le 6 décembre dernier la première Beta de son nouveau projet, Ulteo.
Je n’ai pas encore eu l’occasion de tester le projet, mais cela semble être une idée vraiment révolutionnaire pour le grand public, public visé par le système.
Tous les détails du projet n’ont pas encore été rendus publics, mais voilà les principaux objectifs de l’OS :
- Toujours fournir les dernières fonctions stables et les mises à jour automatiques.
- Ne requière pas, ou très peu, de compétences d’administration.
- Ouvrir les horizons de l’utilisateur a potentiellement toutes les applications existantes.
Le fonctionnement de la distribution Ulteo diffère beaucoup des distributions standard qui fournissent un système de base à base de package puis des mises à jour régulières de ceux-ci.
Ulteo se rapproche plus d’une distribution LiveCD.
Ulteo maintien un noyau système plus un noyau d’applications qui peuvent être vu comme un système entier. Ulteo utilise une application appelée Yuch pour monter le système en loopback depuis une image SquashFS en lecture seule ainsi que les autres couches. Les couches en lecture seule et le système en lecture/écriture sont montés ensemble avec UnionFS et un daemon appelé UGD(Ulteo General Daemon) est connecté en permanence au serveur d’Ulteo pour vérifier la présence de mises à jour.
Gäel Duval ajoute que le système est sûr, car ils n’envoient pas un système de fichier, mais une image système qui sera répliqué bit par bit.
La distribution est basée sur Debian et Ubuntu.
Quand j’ai commencé à me mettre sérieusement à Linux en 1998, j’ai découvert la distribution Mandrake 5.1 (basé sur Red Hat 5.1 que j’avais eu beaucoup de mal à installé à l’époque :D), j’ai suivi chaque mise à jour et la conseillais régulièrement quand le projet prit une tournure plus « grand publique ». Mais vers 2005 je trouvais le système de plus en plus lourd et instable et le club auquel j’adhérais depuis 2 ans d’aucune utilité (support utilisateur inexistant et réductions marginales). J’ai donc boycotté le système pour me tourner vers une distribution plus « Métier », Debian, que j’utilise toujours. Les rachats successifs en pleine euphorie (Lycoris et Connectiva ) puis le licenciement de Gäel Duval m’ont convaincu de la perte totale d’identité de la société, pourtant dans le Top 3 des distributions Linux en 2004.
Même si ce projet ne trouve pas immédiatement son public, Gäel Duval montre qu’il possède encore ce qui a fait le succès de Mandrake dans le temps, la créativité. Maintenant, espérons qu’il c’est entouré de financiers qui savent ce que veut dire Open Source.
La source de l’article: Linux.com
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