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Les DRM tirent la vente de CD vers le bas

Dan un récent article sur le site stop DRM, un responsable du rayon CD de Carrefour commente l’impact des DRM et dispositif anticopie sur les CD audio.

Parmi les commentaires très intéressants sur l’évolution du marché de la musique,on apprend que la vente de CD en supermarché risque d’être radicalement modifiée, voire même arrêtés.

Le responsable indique que le groupe Carrefour a mis en place une campagne nationale d’affichage pour prévenir des problèmes liés à la présence de DRM dans le but de réduire les retours, forcément à la charge du magasin, et de toute façon en contradiction avec une bonne relation client.

carrefour DRM

Ces dispositifs d’information et les problèmes rencontrés par nombre d’utilisateurs à contribuer à rendre les disques équipés de systèmes anticopie encore plus difficiles à vendre.

Napa DAV 310

Je suis un acheteur régulier de CD audio et DVD, et je suis passé directement de la case Walkman à K7 au lecteur de CD MP3 (le fameux Napa DAV-310 orange ;) ), il est évident que j’ai passé tous mes CD de l’époque en mp3 (et les K7 audio avec un succès plus que relatif, mais j’ai fini par les racheter en CD pour celles que j’écoutais vraiment) pour les écouter sur un nombre limité de CDmp3.

logo stop DRM

Pour le moment je n’ai jamais eu à faire face à un problème de DRM avec les artistes que j’écoute, mais je suis attentif à la présence de ces dispositifs, qui m’empêcheraient d’écouter ma musique sur mon ipod mini, je n’achète pas non plus de musiques sur les plates-formes de téléchargement, car je reste attaché à une copie « en dur » et les DRM étant toujours de mise je ne souhaite pas rester lier à un fabriquant, j’achète donc la plupart de mes disques d’occasion.

Pour moi, il est clair que si un DRM est appliqué sur un disque que je convoite, je ne l’achèterais pas et le téléchargerais, avec mauvaise conscience certes, mais en me disant que je me rattraperais sur un autre produit (DVD, concert, cd d’occase plus tard…). La présence d’un boîtier plastique (et de plus en plus cartonné…) et un minable livret de 2 pages ne justifie déjà pas les 20€ d’un CD mais si je ne peux pas l’écouter au quotidien ça devient vraiment du luxe.

ipod mini

Il est maintenant clair que les industriels du disque n’ont pas su prendre le train du numérique en route et que les vaches maigres vont réellement commencer s’ils ne s’adaptent pas rapidement à la nouvelle concurrence et principalement le P2P (même si illégal, c’est un concurrent de fait…).

Les artistes ne s’arrêteront pas de faire de la musique, et il existera toujours une grande proportion de gens, comme moi, prêt à acheter de la musique à condition qu’elle vaille sont prix, le marché n’est donc pas mort, il nécessite juste une « révolution », et le « marché local » évoqué dans l’article est une approche très intéressante et innovante qui m’a fait rêver l’espace d’un instant.

musique 2.0

J’imagine déjà un nouveau concept de vente autour de ça. Les enseignes de supermarchés et vendeurs de disques vendent des séries limitées d’albums de groupe locaux, plus le groupe se vend, plus sont influence s’étend, et la qualité générale de la musique s’en voie forcément amélioré, car les gens achètent ce qu’ils aiment (et non pas ce qui a été vendu par un commercial qui pense ROI). À cela s’ajoute un effet de « culte de l’album collector », car les éditions étant proportionnel à la diffusion du mouvement, les premiers albums originaux sont forcément très rares, par conséquent il existera un véritable marché de la collection pour un artiste ayant une renommé national voir international.

On peut penser que les styles de musiques seront très dépendants de l’age moyen de la population d’une ville/pays, mais si vous voulez de la musique que vous aimez il faudra promouvoir vos influences en achetant les albums que vous aimez. C’est une véritable relation gagnant/gagnant entre l’acheteur et le vendeur et non plus producteur/vendeur.

Et si vous ne trouvez pas ce que vous cherchez dans les sections locales, il y aura toujours des spécialistes qui fourniront les meilleurs albums dans tous les styles imaginables.

On peut aller encore plus loin en regardant les nouvelles influences commerciales en pratique sur le net, ce qu’on appel pompeusement Web 2.0 pourrait (à mon avis et en étant conscient que se terme ne reflète rien de concret) être assimilé à cette méthode de vente, la musique 2.0.

Après, cela reste une réflexion très personnelle d’un néophyte, qui s’appuie sur un regard de l’évolution du consommateur sur l’internet actuel et son application dans le monde qui nous entoure.

source : stopdrm.info

et kopikol à la base ;)

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